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Ah ce fameux et merveilleux lâcher prise celui que l'on diffuse un peu partout, que l'on distille à tout va , dont on saupoudre généreusement nos beaux discours. Ce si doux et déculpabilisant lâcher prise ! Une belle théorie dans le petit monde enchanté de la parentalité parce que dans la vraie vie, l'art du lâcher prise est un luxe que seuls ceux qui ont renoncé peuvent s'accorder. Si tu lâches prise ... et bien tu lâches tout, la terre s'arrête et le monde s'écroule (oui minimum) c'est aussi simple et mathématique que ça. Quand on me dit de lâcher prise j'ai juste envie de répondre que je lâcherai une fois l'année définitivement bouclée, la lessive essorée, les petits lavés, soignés, couchés. Quand on me dit de lâcher prise j'ai envie de fuir ces personnes bienveillantes qui n'ont apparemment pas bien compris la portée de mon discours, quand on me dit de lâcher prise j'ai juste envie de hurler que ce n'est pas possible ! La vérité c'est que c'est quand même vachement dur un point c'est tout. Il faut le dire, l'écrire et l'entendre. Les tunnels du métro le matin et le long tunnel du Bain-Diner-Couché le soir avec une heure d'été qui n'est pas kids-compatible ça vous met K.O.  Et il n'y a aucun lâcher prise qui tienne. Sauf si tu décide de rester en PLS en attendant que ça passe. Oui et après ? Quand ça déborde et que comme ta môme tu fais le grand écart permanent pour tout réaliser, ce n'est pas de lâcher prise dont tu as le plus besoin c'est d'une bonne âme qui te comprenne et t'emmène boire des mojitos bien tassés. Le lâcher prise c'est juste bon pour vendre des jolis bouquins plein de belles promesses. En vrai ce n'est pas de lâcher prise dont on a le plus besoin mais du droit de se plaindre !

Bisous bisous