FullSizeRender(3)

On ne va pas se mentir chaque année c'est le même scénario: je passe le mois de mai à faire la belle ET l'autruche en profitant intensément des merveilleux ponts qui se suivent sans se ressembler. J'en profite. J'en profite vraiment bien hein! Il arrive même un moment où j'ai l'impression d'être en vacances ! Et...   juin arrive. Alors maintenant que j'ai bien procrastiné, il va falloir boucler l'année ! Kermesses, tombolas, galas, compétitions, remises des carnets de notes / de santé, certificats sportifs pour la piscine, le tennis, le hand, la danse, le poney, réservation du centre semaines 27 et 35. Billets de train pour chez papy et mamy semaine 31, attente interminable pour avoir le fucking créneau de 11h à la piscine, réunions de fin d'année, de début d'année pour le CP, la petite section, les fournitures, les cartables, le solde de tout compte de la nounou...  Bref je passe sans transition de championne en technique d'évitement à gymnaste russe menaçant de m'auto mutiler avec mes clés si jamais un autre formulaire administratif devait être rempli. J'imagine que chez vous c'est pareil. Enfin je me console en le pensant très fort et de temps en temps ça suffit.

Mais j'ai aussi l'impression d'être dans une machine à laver en cycle long, un cycle sans fin, sans issue. Je ne trouve pas de sortie et plus les jours passent plus le rythme s'accèlere. Une machine à laver qui m'empêche même d'avancer, tant je me fige devant la montagne de choses qu'il reste à accomplir avant de savourer mon verre de Merlot. C'est sans fin, comme la panière à linge. Et je suis comme broyée par ce système. Parfois je vois le chemin parcouru, fière et apaisée, parfois je vois le chemin qu'il reste à parcourir inquiète et curieuse. ET puis je me pose là, au milieu de mon salon bruyant et dégoûtant et je savoure la vie telle qu'elle est. Les plus belles années de ma vie elles sont là, devant moi. Elles sont pleines, elles sont folles, elles sont dures mais elles sont tellement savoureuses. Elles sont riches de tout et d'eux surtout. Je sais que plus tard ces jours là me manqueront. Alors j'entrevois le verre à moitié plein (de Merlot) et je respire. Je ne crois pas que ça pourrait être plus, mieux ou différent. C'est la grande lessive des plus beaux jours de ma vie.