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J’ai été élevé par une mère qui a toujours vu le verre à moitié vide, rien n’était assez bien, assez beau, assez grand, déception, amertume et rancœur ont peu à peu envahi notre quotidien. Quand mon père a quitté la maison le verre s’est instantanément brisé, pour elle plus question de l’envisager de nouveau plein, la vie n’avait plus de sens. La dépression et le désespoir sont alors entrés dans notre maison. Etre élevé par un adulte dépressif offre deux possibilités : sombrer avec lui ou se battre. J’ai d’abord choisi l’option la plus simple, la première. Et puis en grandissant, et grâce à un entourage bienveillant, j’ai découvert que si l’autre choix nécessitait plus de courage, son issue semblait nettement plus agréable. J’ai alors découvert pour que pour être heureux il fallait d’abord vouloir être heureux. Simple constat. Simple, mais pas évident à mettre en œuvre dans un environnement néfaste. Pouvoir le dire est une chose, savoir le faire en est une autre. Vouloir c’est pouvoir cette phrase ne m’a alors plus jamais quittée, elle a guidé chacune de mes décisions même celles où je doutais, elle m’a rassuré, elle a donné du sens à ce que j’ai entrepris, m’a enseigné le goût de l’effort et la volonté de combattre, un combat contre elle et contre moi. Plus tard j’ai également compris qu’oser c’est avoir, ceux qui osent, ceux qui ont « des couilles » comme on dit, qui prennent des risques, sont légers, sans remords, ni regrets, ils ont osé et c’est bien là l’essentiel. On ne peut s’accomplir sans exercer sa volonté.  Vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir, tel est le secret du bonheur à mes yeux. « Vouloir et oser, c'est peut-être commencer à connaître, agir et vivre. »