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Ce week end nous n'étions qu'entre filles, nous avons donc pris notre temps, savourant un calme qui s'était fait bien trop rare dernièrement. Et comme beaucoup de filles, nous avons passé du temps dans la salle de bain et c'est là en voyant Margaux m'observer me coiffer, me maquiller, me mettre de la crème sur le corps que je me suis rappelée les heures passées dans la salle de bain à regarder ma mère prendre soin d'elle. A l’écouter m'expliquer les bases de la féminité, ces phrases qui ont toujours guidé la femme que je suis." Le maquillage, pas trop et seulement quand tu te trouveras jolie au naturel, penses que tu as toute ta vie pour te maquiller, si tu commences trop tôt et que tu te sers de tout, il ne te restera plus rien à découvrir". A 31 ans je ne me maquille que depuis quelques années, juste un peu de poudre et du mascara, je ne sais toujours pas mettre de rouge à lèvres et de fard à paupières, je n'ai jamais mis de crayon sous les yeux ou sur les lèvres. Je m'aime encore assez bien comme ça, un peu améliorée mais pas trop. "Il faut hydrater sa peau, c'est très important surtout si tu vas au soleil, le parfum juste quelques gouttes derrière les oreilles, aux poignets et sur la poitrine". Toutes ces petites choses qui me sont revenues en voyant ma propre fille me regarder. A quoi pouvait-elle penser? Je lui ai alors décrit mes gestes avec des mots simples, je lui ai ouvert ma petite trousse contenant mes produits préférés, elle est restée à m'écouter et à me regarder. Ils sont beaux les moments comme celui là, ceux où l'on transmet un peu de soi à son enfant. Un peu de ce que nos parents nous ont appris, comme des secrets de famille que l'on se passe. J’espère apprendre à ma fille à s'aimer telle qu'elle est, sans artifices, à accepter de n'être pas celle qu'elle aurait probablement souhaitée, d'être elle et de se connaître suffisamment pour se trouver belle. J'aime ces moments où des souvenirs lointains reviennent en mémoire, comme un flash, les détails, les odeurs, la lumière tout est là.  Comme si le temps n'avait finalement pas passé.